Cherchez « propolis » et vous tomberez sur une liste de promesses. Elle revient partout, mot pour mot, d'un site de cosmétiques à l'autre.
Nous aurions pu recopier cette liste. La propolis est notre ingrédient signature, elle entre dans chacune de nos formules, et personne ne nous aurait rien demandé.
Nous ne le ferons pas, et il y a deux raisons à ça.
La première raison est légale
Au Canada, un cosmétique et un médicament ne répondent pas aux mêmes règles. Ce qui les sépare n'est pas la formule : c'est ce qu'on en dit.
Une huile qui hydrate et assouplit reste un cosmétique. La même huile dont on affirme qu'elle soigne, cicatrise, calme une inflammation ou combat une bactérie change de catégorie. Elle devient un médicament, et un médicament exige un numéro d'identification, un dossier déposé et des preuves.
Barbe B vend des cosmétiques. Nous tenons à ce que nos étiquettes disent la vérité sur ce que nous sommes.
La seconde est plus simple
Nous ne l'avons pas vérifié sur notre propolis.
Il n'existe pas une propolis, mais autant de propolis que de forêts. Sa composition dépend des arbres où les abeilles récoltent la résine, et elle change avec la latitude. Les travaux publiés portent sur d'autres propolis, récoltées ailleurs, extraites autrement, souvent à des concentrations qui n'ont rien à voir avec celles d'un soin à barbe.
Pour affirmer quoi que ce soit sur la nôtre, il faudrait la faire analyser en laboratoire, lot par lot. Nous ne l'avons pas fait.
Tant que ce n'est pas fait, nous n'avons rien à affirmer. Reprendre les conclusions d'une étude menée sur une propolis brésilienne pour vendre un extrait québécois de peuplier baumier, ce n'est pas de la science. C'est de l'emprunt.
Ce que nous savons, par contre
Nous savons d'où elle vient : des ruchers partenaires certifiés biologiques, en Estrie et dans les Laurentides. Nous savons de quel arbre : le peuplier baumier, dont les bourgeons se couvrent au printemps d'une résine ambrée.
Nous savons ce qu'il faut pour en faire un extrait : trente-cinq jours, plusieurs phases successives, et un travail fait à l'atelier plutôt qu'acheté tout prêt.
Et nous savons ce qu'elle fait dans le pot. La propolis est une résine et elle se comporte comme telle : elle donne du corps à la texture des baumes, aux côtés de la cire d'abeille. Elle donne aux huiles leur teinte ambrée, celle qu'on voit à travers le verre. Elle porte la note résineuse qu'on sent en fond d'assemblage.
Ça, nous l'observons à chaque lot. C'est vérifiable, et ça nous appartient.
Le détail complet — l'arbre, la ruche, le procédé, la provenance — est sur la page Propolis et peuplier baumier.
Ce que ça change pour vous
Vous achètez un soin, pas un remède. Une huile à barbe hydrate la peau sous la barbe et assouplit le poil. C'est déjà beaucoup, et c'est tout ce qu'elle fait.
Si vous avez un problème de peau qui vous inquiète, un médecin vous sera plus utile qu'un flacon d'huile à barbe. Aucune marque de cosmétiques ne devrait vous laisser croire le contraire.
Le jour où nous saurons
Faire analyser un extrait coûte cher pour une entreprise d'une personne, et il faudrait recommencer à chaque récolte, puisque la matière change d'une année à l'autre. C'est une dépense que nous ferons peut-être un jour.
Si elle se fait, nous publierons ce qu'elle dit — y compris si le résultat est décevant.
D'ici là, vous saurez toujours ce qu'il y a dans le flacon. Tous les ingrédients de la gamme sont listés un par un, avec leur nom INCI, leur provenance et leur rôle dans la formule. C'est la seule promesse que nous sommes en mesure de tenir, alors c'est celle que nous faisons.